À Levallois, Eugène Morel crée la lecture publique pour tous !

Nous avions conclu notre précédent article « l’histoire de La Médiathèque de Levallois, 1ère partie-1873-1912» en citant le nom d’un des grands fondateurs de la lecture publique en France, celui d’Eugène Morel connu surtout dans le monde professionnel du livre pour avoir fortement influé sur l’évolution des bibliothèques françaises au XXème siècle.

Faire de la bibliothèque un lieu propice à la découverte, au savoir et à la distraction.

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Quand est inaugurée en 1898 la bibliothèque de l’hôtel de ville de Levallois, cela fait un peu plus de cinq ans qu’Eugène Morel vient de quitter son métier d’avocat pour devenir bibliothécaire au service de la Bibliothèque Nationale.

Bien que nouveau dans le métier, Morel va très vite porter un regard critique sur l’état de la Nationale et celui des bibliothèques en général qu’il qualifie alors de lieux poussiéreux, mal conçus pour le public et aux horaires inadaptés. À l’image des bibliothèques « librarians », qu’il visite lors d’un séjour dans les pays anglo-saxons, Morel préconise des mesures radicales en terme de services et de collections qu’il expose, dès 1908, dans un premier ouvrage intitulé : Bibliothèques, essai sur le développement des bibliothèques publiques et de la librairie dans les deux mondes (1908-1909) puis dans un second en  1910 : La Librairie publique.

La modernisation des bibliothèques françaises selon Eugène Morel

Jugeant l’état des bibliothèques françaises déplorable et non adapté au public, avec comme fil conducteur le principe d’un accès au savoir pour tous,  Morel va définir son objectif de rénovation en trois axes : rénovation du lieu bibliothèque ;  classification des collections ; formation des bibliothécaires à cette évolution.

  1. L’espace : construire des bibliothèques libres d’accès, gratuites et bien visibles de l’extérieur. Y concevoir un aménagement intérieur clair et accueillant pour changer radicalement l’image de ces lieux. La bibliothèque doit être un lieu convivial et animé où tous les citoyens peuvent aussi venir se distraire.
  2. La composition des fonds : le fonds doit être divers et actualisé pour satisfaire le plus grand nombre de lecteurs. Un espace entièrement dédié aux périodiques doit être prévu (journaux, revues, gazettes…) et un autre à la jeunesse.

Les documents doivent être prêtés gratuitement, ce qui suppose de mettre en place un service de prêt pour tous types de documents par un système de classification simple et pratique afin que chacun puisse trouver et emprunter facilement un ou plusieurs documents. L’objectif est de permettre aux lecteurs d’acquérir de l’autonomie, dans la liberté de choix qui est la leur, pour trouver ce qu’ils cherchent ou découvrir de nouvelles disciplines.

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Il est donc impératif de tenir les collections à jour et disponibles.  Morel propose à cet effet un classement par matières et un système à trois chiffres selon la méthode mise en place aux États-Unis par Dewey . Un catalogue à destination du public dans lequel chaque titre est répertorié selon sa nature et son sujet va compléter cette démarche afin que tout lecteur puisse connaitre l’ensemble du fonds et se repérer facilement dans les rayons.

La formation des bibliothécaires : un aménagement et des techniques de classement et d’accueil nouveaux qui exigent une formation appropriée du personnel.

En ce début de XXe siècle, la seule véritable formation pour les bibliothécaires est celle de l’École des Chartes, fondée en 1821, que Morel considère beaucoup trop spécialisée, trop axée sur l’histoire médiévale et la paléographie, loin des attentes du public. Toujours conformément au modèle anglo-saxon, Morel souhaite former le bibliothécaire de demain. Il expose son projet de formation pour les bibliothécaires, dans La Librairie publique :

Il faut exciter sans cesse le public, le fournir de renseignements de toute sorte, chercher pour lui, non dans d’insipides catalogues, mais en place, les volumes ou documents les plus utiles, suivre l’actualité, dresser à chaque moment l’état des ressources de la librairie sur les sujets les plus divers : une guerre, des tarifs douaniers, une loi sociale, une invention nouvelle…

Une première approche de cet enseignement voit le jour en 1910 avec la création de la section des Bibliothèques modernes fondée à l’initiative de Morel avec l’appui de la toute jeune Association des bibliothécaires français ABF . C’est donc sous la forme d’un cycle de conférences que Morel  va proposer les premiers enseignements de cours de bibliothéconomie moderniste. Un cycle qui s’étalera sur quatre ans de 1910 à 1914. Une cinquième série de conférences avait été prévue pour l’année 1914-1915, mais n’eut finalement pas lieu, la France étant entrée en guerre début août 1914. Morel a semble-t-il tenté de reconduire le programme en 1915-1916, mais sans succès. La Grande Guerre a donc mis un terme définitif aux conférences sur les bibliothèques modernes. Elles sont aujourd’hui accessibles sur le site de l’ABF.


La bibliothèque de Levallois : le premier catalogue Dewey et la première section de lecture enfantine de France.

Il s’agit alors pour Morel de convaincre les municipalités de créer des espaces proposant des collections à destination de tous les publics ! Mais la plupart restent frileuses à ce nouveau  mode de fonctionnement.
En 1911,  la municipalité de Levallois-Perret a pourtant le projet de rénover et d’agrandir les locaux de sa bibliothèque municipale créee en 1898. Ayant eu connaissance des conférences de « bibliothèques modernes » d’un certain Eugène Morel, le Conseil municipal de Levallois eut l’idée de faire appel à lui en vue de ce réaménagement. C’est pour Morel l’occasion inespérée d’introduire et de mettre en pratique en France le modèle d’organisation anglo-saxonne, modèle jusqu’alors rejeté par les gens du métier.
En deux ans, Morel va procéder à des achats massifs de documents, reclasser l’ensemble du fonds en utilisant la classification décimale Dewey avec des indices à trois chiffres, constituer une section de lecture enfantine, introduire pour la première fois  un système de libre-accès aux documents et publier un catalogue de près de 700 pages avec une longue introduction qui est à la fois un manifeste et un manuel technique pour la bibliothèque publique moderne. Toute la problématique de la bibliothèque publique y est énoncée : locaux, collections, catalogues, horaires, prêt, publicité, gestion, autonomie du lecteur, accès libre au rayon. Morel espère démontrer que ce système est applicable en France dans toutes les bibliothèques.

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Le catalogue de Levallois fut rédigé en deux ans  de 1911 à 1913 et  a donc été le tout  premier essai en France de catalogue important et systématique appliqué à une bibliothèque populaire. Tiré en 2000 exemplaires, il fut presque aussitôt épuisé.  Ce n’est qu’en 1921 que celui-ci put être réédité, au lendemain de la Première Guerre mondiale.

La conséquence de la rédaction du catalogue et de la modernisation du lieu : les prêts et la fréquentation  furent rapidement doublés.

MERCI MONSIEUR MOREL !

Cet article n’est qu’un bref aperçu de l’œuvre de Morel qui retrace les grandes lignes de son immense influence pour innover, transformer les bibliothèques et le métier de bibliothécaire. Il insiste sur le fait que c’est d’abord à la bibliothèque de Levallois que cet homme précurseur a eu l’occasion et la liberté de développer et d’instaurer ses idées. Son action à Levallois demeure un tournant dans l’histoire de la bibliothèque publique en France.
En 1911, à Levallois, pour la première fois en France, une bibliothèque a été conçue et reconnue comme une institution formatrice et culturelle destinée à un public plus large.
Ce service n’a cessé d’être au cœur des préoccupations des générations de bibliothécaires qui se sont succédé à Levallois. S’il a, aujourd’hui, largement dépassé le cadre du simple prêt de documents, force est de constater que les défis et les idées révolutionnaires de Morel restent toujours d’actualité. Au cours des dernières décennies, La Médiathèque de Levallois contribue à la modernisation des bibliothèques suivant l’évolution et les nouveaux besoins de la société. Elle propose un accès à Internet, des ressources en ligne, du prêt de livres numériques et des animations pour la jeunesse autour du numérique et ce, dans un souci constant d’intérêt général, de service pour tous les usagers et de lien social.

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1917 – La maternité ouvrière de Levallois et Neuilly

L’année 1917 a modifié le cours du conflit sur un plan militaire avec l’entrée en guerre des États-Unis et les révolutions russes mais pas uniquement. De nouvelles expériences sociales sont réalisées comme la maternité ouvrière de Levallois et Neuilly.

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Maternité ouvrière – Vue du jardin intérieur

La Première Guerre mondiale va « légitimer » le travail des femmes, élément essentiel pour l’effort de guerre dans les usines notamment levalloisiennes.

Mais la crainte des pouvoirs publics est de voir se développer un phénomène de dénatalité. Des mesures sont prises pour concilier les obligations familiales et professionnelles des femmes.

La maternité ouvrière de Levallois-Perret résulte de l’initiative d’un groupe d’industriels de Levallois-Perret et de Neuilly-sur-Seine, soutenues par les Dames de la Croix Rouge et Albert Thomas, ministre de l’Armement et des fabrications de guerre.

L’objectif est de créer et d’organiser une maternité réservée  aux enfants des femmes travaillant dans leurs usines d’armement.

La création de cette maternité ouvrière est confiée à l’architecte François Le Cœur.

Il s’agit là de trois bâtiments légers, édifié sur un terrain de 1913 m², le long du quai Charles Pasqua [quai Michelet].

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Maternité ouvrière Vue d’ensemble des trois bâtiments – Quai Charles PASQUA [Quai MICHELET]

La décoration intérieure est confiée à l’artiste peintre et illustrateur jeunesse, André Hellé. Son œuvre se présente sous la forme d’une série de médaillons muraux.

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Maternité ouvrière – Salle de jeu

 

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Maternité ouvrière – Cantine

Les bâtiments sont inaugurés  le mardi 23 octobre 1917 en la présence de MM. Albert  Thomas, Louis Loucher, sous-secrétaire d’État à l’Artillerie et aux Munitions et Paul Strauss. Ce dernier est sénateur de la Seine et président de la ligue contre la mortalité infantile.

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Maternité ouvrière – Délégation officielle

AC92044_172Z_3AC92044_172Z_4label_centenaire_rondSi cette réalisation est souvent citée comme exemplaire, elle sera peu reproduite. Les raisons sont simples. La disposition des bâtiments les rend difficile à chauffer. De plus, la légèreté des constructions nécessite un entretien permanent donc coûteux. Et pour finir, la moyenne des enfants admis n’est que de 37.

Rapidement après la fin de la Première Guerre mondiale, la maternité ouvrière est fermée.

La rentrée des classes … autrefois

En ce début de mois de septembre, l’effervescence autour des écoles est palpable. C’est la rentrée des Classes !

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Ce moment peut selon les enfants être attendu ou redouté.

Mais comment c’était avant ? Retour vers le passé.

La rentrée fin XIXe – début XXe siècle

Tout d’abord, la période de rentrée avait lieu début octobre, généralement vers le 1er. La raison est que les enfants pouvaient participer aux travaux des champs. Puis progressivement, la rentrée s’est faite de plus en plus tôt.

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Par ailleurs, les écoles n’étaient pas mixtes. C’est-à-dire que les garçons et les filles étaient séparés aussi bien dans les classes que dans les cours de récréation.

Autre particularité, les écoliers étaient vêtus d’une blouse noire ou grise.

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Ecole communale Ferdinand Buisson – 1Fi1751

 

Bonne rentrée !

Quand la verdure mène à la culture

Avec les beaux jours, les Levalloisiens viennent se détendre dans l’écrin de verdure qu’est le parc de la Planchette. Ce havre de paix est agrémenté de statues et monuments.

Nous allons vous raconter l’histoire des statues et monuments érigés dans son enceinte, à l’exception de celles devant le Club de la Planchette.

Tout d’abord un peu d’histoire.

Le 30 juin 1924, la Ville de Levallois achète 49 932 m² de terrains de l’ancien domaine de la Planchette à une  société civile immobilière.

La municipalité souhaite aménager un parc en centre-ville car la commune est alors totalement dépourvue d’étendues aérés et verdoyantes.

Des illustrations de l’histoire de Levallois.

Après l’acquisition des terrains du domaine de la Planchette et le souhait de le transformer en jardin public, la question de sa décoration s’est posée. Au sein du parc, il est possible de voir des statues et monuments qui sont directement liés à l’histoire de la Ville et des Levalloisiens.

Le buste de Louis Rouquier

Entre l’entrée de la rue Maryse Hilsz et celle du parc de jeux pour enfants, adossé à un bouquet d’arbustes, nous découvrons le buste de Louis Rouquier. Cette réalisation vient honorer sa mémoire.  Louis Rouquier  est Maire de Levallois de 1919 à 1939. Il est aussi conseiller général,  puis député jusqu’en 1932. Il décède au cours de son quatrième mandat, le 23 novembre 1939.

Un mois après son décès, le Conseil municipal délibère pour donner son nom à une rue mais aussi au parc de la Planchette, car il est considéré comme l’une des plus belles réalisations urbaines de ses mandats. Ce parc porte son nom jusqu’en 1992, car malgré cette délibération de 1939, les Levalloisiens ont toujours dénommé ce lieu « Parc de la Planchette », et non « Parc Louis Rouquier ».

Louis_Rouquier0001.jpgCe buste en bronze  est l’œuvre du sculpteur Perrotte. Il est installé sur un socle dans le parc en 1954. Dans la nuit du 24 au 25 avril 1954, ce buste est volé. Il sera retrouvé quelques jours plus tard, abandonné sur un trottoir de Levallois.

 

 

Monument en hommage à Maryse Hilsz

Au centre du parc, à la croisée de quatre allées, se trouve un monument qui représente une aile d’oiseau, pointée droit vers le ciel. Il repose sur un socle où est tracé le profil de Maryse Hilsz. Ce monument est l’œuvre du sculpteur Henri Lagriffoul, Premier grand prix de Rome en 1932. Il est inauguré le dimanche 1er mars 1959 avec Le Maire Charles Deutschmann, et entre autres, le président de l’Aéro-Club de France. Dès sa conception, son emplacement est prévu. Il est destiné à perpétrer le souvenir de Maryse Hilsz, née et inhumée à Levallois.

Monument du capitaine Braün et du maréchal des logis Martin

Ce monument  représente un coq en pied, chantant et ailes ouvertes. Initialement ce monument est composé d’un tertre, d’une colonnade de 6 mètres de hauteur et d’un coq en bronze.  Il est réalisé en 1907 et rend hommage au Capitaine Braun et au Maréchal des logis Martin, tous deux levalloisiens. Ils sont  membres de la mission qui rencontre  les troupes du « Sultan Noir » Rabah, près du lac Tchad. La quasi-totalité des troupes françaises est anéantie lors des combats du 17 juillet 1899.

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Il est d’abord installé place Cormeille (place Anatole France), puis place Chaptal.  Depuis 1984, il fait face à l’arrière du Club de la Planchette.

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Bacchante

La Ville de Levallois dispose en prêt d’une œuvre du sculpteur Amélie Colombier nommée « Bacchante ». Cette statue en marbre blanc représente une femme, drapée en pied, dansant avec une guirlande de vigne et piétinant une tête de lion. Dans la mythologie, les bacchantes (nouvelle fenêtre) sont les prêtresses ou femmes qui célébraient les mystères de Dionysos, dieu de la vigne, du vin et de ses excès.

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Cette sculpture est exposée au salon des Beaux-Arts de Paris en 1906, puis inaugurée dans le parc le 14 novembre 1926. Cette œuvre n’a pas de lien direct avec l’histoire de Levallois.

 Buste de Cécile  Vannier

Le 22 février 2009, un groupe de jeunes Levalloisiens en vacances organisées par la Municipalité au Caire est frappé par un attentat. La jeune lycéenne Cécile Vannier, 17 ans, décède. De nombreux jeunes sont blessés.

En 2011, un buste à son effigie est inauguré afin de perpétrer sa mémoire.
Chaque année, la grande famille levalloisienne se retrouve à cet emplacement pour un hommage solennel.

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Des armoiries pour Levallois

En 1942, Levallois ne disposait pas d’armoiries… Retour sur une histoire chargée de symboles !

Le 18 septembre  1942, le Maire, Jules BLED, signe la première commande « d’exécution de travaux d’armoiries », confiée à Robert LOUIS, et agrémente dans sa demande, la première version du blason d’ornements extérieurs. C’est ainsi que l’écu de Levallois est « timbré » puisqu’il est « sommé » d’une couronne. Cette couronne murale à trois tours indique que la ville est le chef-lieu de canton. L’extérieur du blason est décoré de palmes, soutien qui fait ressortir l’écu sur le fond uniforme du papier à en-tête et qui est plus facile à dessiner et à graver que les feuilles de chênes, d’oliviers, de laurier, de vignes ou de cerisiers.

Selon Robert LOUIS, dans un article sur l’historique des blasons des chefs-lieux de canton :

 Le blason de Levallois concrétise par les abeilles le travail de cette laborieuse cité et les deux industries qui sont à l’origine de la prospérité de Levallois sont rappelées par le brûle-parfum et la roue d’engrenage.

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Les armoiries de Levallois

Mais pour autant, les Archives de la Ville conservent d’autres projets avortés de blasons.

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Un projet non daté ressemble étrangement aux armoiries de la Ville de Paris. Même si certains meubles (terme héraldique pour désigner des sujets) sont identiques aux futures armoiries puisqu’il représente les abeilles, les symboles du travail et de l’industrie,  le blason s’orne également d’un bateau, d’un casque ailé, d’une couronne murale à quatre tours, d’un soleil…

Un autre projet, daté de janvier 1905, présente des armoiries élaborées par Honorace Thivet pour être proposées à la municipalité. Ces armes sont  :

D’azur portant en cœur un carrosse d’or et en queue un  maillet d’argent emmanché d’or, accompagné de deux pichets d’argent placés à dextre et à sénestre ; au chef d’argent portant trois maisons de gueules, placées en bande ; un faisceau  de licteur surmonté du bonnet phrygien passe derrière l’écu auquel il est lié par les ornements qui l’accompagne apparait en chef et en queue.

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Projet d’armoiries de 1905

Le maillet d’or est l’emblème de la corporation des menuisiers-ébénistes. Nicolas Levallois a exercé cette profession au début de sa vie.

Les deux pichets d’argent rappellent la guinguette installée 85 rue Gide (rue Paul Vaillant-Couturier), par Nicolas Levallois. C’est en choquant les verres, que beaucoup d’affaires de terrains se sont négociées et que se sont écoulés les billets de loterie à 0.25 francs, donnant droit à un lopin de terre.

Le carrosse d’or symbolise l’industrie de l’automobile devenue si prospère en cette cité.

Les trois maisons de gueules placées en bande rappellent en une figure symbolique l’origine du village de Levallois.

L’emploi du faisceau de licteur surmonté de son bonnet phrygien place cette ville de travail et de Paix sous l’égide de la Révolution française.

La municipalité ne donnera pas suite à ce projet, sans en faire connaitre les raisons.

Petit lexique:

  • Timbré : on appelle timbre tout ce qui surmonte un écusson
  • Sommé : surmonté
  • Dextre : droite
  • Sénestre : gauche
  • En chef : en haut
  • En queue : en bas
  • En cœur : au centre
  • Faisceau de licteur : symbole de la République Française

faisceau de licteur3.PNGÀ la chute de la Monarchie, le faisceau de licteur devient un des symboles de la République Française « Une et indivisible » (tel un faisceau). Il est repris sur le sceau de la Ière République puis sur celui de la IIe République, il est toujours en usage aujourd’hui.