Un bel héritage

 

Levallois, dotée d’une histoire récente est cependant riche d’un patrimoine important. Le patrimoine est un héritage (une transmission) commun d’une collectivité, d’un groupe humain afin de perpétuer la mémoire. Derrière cette notion , plusieurs aspects : on parle de patrimoine architectural, historique, culturel…

Patrimoine architectural

Si certaines constructions comme le Temple protestant, l’Hôpital britannique, ou encore la Villa mauresque ont été classées monuments historiques, d’autres bâtiments enrichissent notre patrimoine architectural.

Il est difficile de ne pas évoquer notre majestueux Hôtel de Ville, inauguré en 1898. Difficile aussi de ne pas parler de la Résidence sociale, de la fondation Cognacq-Jay. Il faut rappeler que le Patrimoine est vivant, par conséquent des bâtiments disparaissent, d’autres apparaissent ou sont reconvertis pour une autre activité. C’est le cas, entres autres de l’hospice Raynaud (aujourd’hui office public départemental du logement) et de sa crypte, , ou encore de l’Alliance des travailleurs (reconverti en immeuble de bureaux) et de l’Escale (anciennement usine des cafés Carvalho).

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Patrimoine paysager

Ce patrimoine se compose de 8 parcs, 18 squares, une centaine d’îlots verts dont 7 sont classés remarquables. Ces espaces verts représentent presque un cinquième de la superficie de notre ville. Ce patrimoine est exceptionnel et se caractérise par la diversité de son fleurissement permanent à chaque saison, sa créativité et son originalité. Rappelons que Levallois a reçu de nombreuses récompenses, dont la fleur d’Or en 2010 et 2016.

 

Un Patrimoine mémoriel lié au devoir de mémoire

Le patrimoine mémoriel peut se résumer comme l’ensemble des monuments et objets commémoratifs nécessaire à la transmission de la Mémoire aux générations futures pour ne pas oublier. Il s’articule autour de  la mémoire nationale, de  la mémoire locale et de la mémoire individuelle.

Depuis plusieurs années, ce patrimoine prend une plus grande importance avec les célébrations et commémorations nationales. Cette année 2018 célèbrera  le centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918. Sur le territoire de Levallois, ce patrimoine mémoriel est très conséquent . En effet, de nombreux monuments ou  plaques commémorent l’action de levalloisien(ne)s dans l’Histoire.  Ainsi un monument, place du 11 novembre 1918,  honorent  les taxis de la Marne  dont une partie est sortie des garages levalloisiens de la compagnie de taxi G7.

D’autres plaques dans les rues signalent le lieu où un résistant est mort lors des combats pour la libération de Levallois en août 1944.

Lieux de mémoire par excellence, le cimetière de Levallois accueille, outre les Morts pour la France, des personnalités historiques telles que Louise Michel, Maurice Ravel, Gustave Eiffel, et plus récemment Madame Soleil ou Léon Zitrone. La Municipalité entretien ce lieu avec soin.

 

Un patrimoine immatériel

Très peu connu du grand public, le patrimoine culturel immatériel est apparu dans les années 1990. Il se caractérise par son aspect fragile et fédérateur.  Il est formé de  pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire.  A titre d’exemple,  les armoiries de la Ville sont une représentation condensée de l’Histoire de la Ville.

Armoiries
Les trois abeilles représentent le caractère laborieux de la ville, le brule parfum pour signaler l’industrie du parfum et des cosmétiques à Levallois, et la roue dentelée, pour signifier que Levallois a été l’un des  berceaux de l’industrie automobile

Mais il est nécessaire de garder toujours à l’esprit que la valeur patrimoniale de chaque élément est déterminée par plusieurs facteurs et varie au cours du temps.

Bien que très jeune d’un point de vue historique, Levallois recèle un patrimoine important, varié et insoupçonné. Chacun des agents de la Ville, chacun dans leur domaine d’activités, s’emploient tous les jours à préserver et à transmettre ce patrimoine made in Levallois.

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1917 – La maternité ouvrière de Levallois et Neuilly

L’année 1917 a modifié le cours du conflit sur un plan militaire avec l’entrée en guerre des États-Unis et les révolutions russes mais pas uniquement. De nouvelles expériences sociales sont réalisées comme la maternité ouvrière de Levallois et Neuilly.

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Maternité ouvrière – Vue du jardin intérieur

La Première Guerre mondiale va « légitimer » le travail des femmes, élément essentiel pour l’effort de guerre dans les usines notamment levalloisiennes.

Mais la crainte des pouvoirs publics est de voir se développer un phénomène de dénatalité. Des mesures sont prises pour concilier les obligations familiales et professionnelles des femmes.

La maternité ouvrière de Levallois-Perret résulte de l’initiative d’un groupe d’industriels de Levallois-Perret et de Neuilly-sur-Seine, soutenues par les Dames de la Croix Rouge et Albert Thomas, ministre de l’Armement et des fabrications de guerre.

L’objectif est de créer et d’organiser une maternité réservée  aux enfants des femmes travaillant dans leurs usines d’armement.

La création de cette maternité ouvrière est confiée à l’architecte François Le Cœur.

Il s’agit là de trois bâtiments légers, édifié sur un terrain de 1913 m², le long du quai Charles Pasqua [quai Michelet].

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Maternité ouvrière Vue d’ensemble des trois bâtiments – Quai Charles PASQUA [Quai MICHELET]

La décoration intérieure est confiée à l’artiste peintre et illustrateur jeunesse, André Hellé. Son œuvre se présente sous la forme d’une série de médaillons muraux.

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Maternité ouvrière – Salle de jeu

 

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Maternité ouvrière – Cantine

Les bâtiments sont inaugurés  le mardi 23 octobre 1917 en la présence de MM. Albert  Thomas, Louis Loucher, sous-secrétaire d’État à l’Artillerie et aux Munitions et Paul Strauss. Ce dernier est sénateur de la Seine et président de la ligue contre la mortalité infantile.

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Maternité ouvrière – Délégation officielle

AC92044_172Z_3AC92044_172Z_4label_centenaire_rondSi cette réalisation est souvent citée comme exemplaire, elle sera peu reproduite. Les raisons sont simples. La disposition des bâtiments les rend difficile à chauffer. De plus, la légèreté des constructions nécessite un entretien permanent donc coûteux. Et pour finir, la moyenne des enfants admis n’est que de 37.

Rapidement après la fin de la Première Guerre mondiale, la maternité ouvrière est fermée.

La rentrée des classes … autrefois

En ce début de mois de septembre, l’effervescence autour des écoles est palpable. C’est la rentrée des Classes !

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Ce moment peut selon les enfants être attendu ou redouté.

Mais comment c’était avant ? Retour vers le passé.

La rentrée fin XIXe – début XXe siècle

Tout d’abord, la période de rentrée avait lieu début octobre, généralement vers le 1er. La raison est que les enfants pouvaient participer aux travaux des champs. Puis progressivement, la rentrée s’est faite de plus en plus tôt.

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Par ailleurs, les écoles n’étaient pas mixtes. C’est-à-dire que les garçons et les filles étaient séparés aussi bien dans les classes que dans les cours de récréation.

Autre particularité, les écoliers étaient vêtus d’une blouse noire ou grise.

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Ecole communale Ferdinand Buisson – 1Fi1751

 

Bonne rentrée !

Un peu d’histoire au détour d’une promenade

Un peu d’histoire

L’actuel bâtiment qui accueille le club de la Planchette était une des dépendances du château éponyme. Il endossera diverses fonctions.

Le club de la Planchette

En 1846, cet édifice est transformé en usine de produits chimiques, c’est dans ces murs historiques qu’est découverte (par Pierre Joseph Pelletier) puis fabriquée la quinine, célèbre antipaludique.

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De 1925 à 1947, les Levalloisiens peuvent visiter, gratuitement, le musée d’histoire naturelle où les enfants sont régulièrement conduits par leurs instituteurs. Ce musée est la création de jeunes Levalloisiens qui avaient formé, en 1884, l’association des naturalistes de Levallois.

Il renferme des échantillons mondialement connus de tous les règnes de la nature (animal, végétal et minéral), et une bibliothèque scientifique.

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Au premier plan, devant le musée, trône « la fiancée du lion », disparue et probablement fondue pendant la Seconde Guerre mondiale

Avant sa fermeture en 1947, le musée est classé parmi les plus importants musées régionaux d’histoire naturelle. La collection est transférée au musée d’Amiens.

En 1947, la municipalité décide de dédier ce bâtiment à la création d’une crèche. Ce projet n’aboutit pas, et finalement « le petit château de la Planchette » accueille le foyer des anciens. Il reçoit tout « vieux travailleur », pour un repas, un moment de convivialité, une séance de pédicure, une aide vestimentaire, une douche…

En 1980, des travaux de restauration sont lancés, et le club de la Planchette que nous connaissons actuellement est inauguré en 1984.

Lorsque l’on entre dans le parc de la Planchette par la rue du Président Wilson, à l’angle de la rue Paul Vaillant Couturier, on se trouve face au club de la Planchette. De part et d’autre de ce bâtiment, trônent deux statues.

La statue de Louise Michel

Sur la pelouse de gauche, se tient Louise Michel (nouvelle fenêtre), accompagnée d’une petite fille et d’un chat. Cette statue en bronze représente l’institutrice, célèbre de par ses convictions politiques. Révolutionnaire anarchique, elle milite dans l’opposition républicaine et participe activement à la Commune de Paris (nouvelle fenêtre). Cette statue édifiée en mémoire de Louise Michel, inhumée à Levallois, est l’œuvre du sculpteur Émile Derré. Elle est inaugurée dans les jardins de l’hôtel de Ville en 1920, et trouve sa place actuelle en 1998.

La statue de Louise Michel est la seule de Levallois à avoir échappé « aux vendanges de bronze » (réquisition pour refonte des statues pendant la Seconde Guerre mondiale).

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La maternité

« La maternité », baptisée « la tendresse » par son créateur M.Boucher, est une statue en terre cuite qui fait face à celle de Louise Michel.

Cette œuvre a, elle aussi, transité par les jardins de l’hôtel de Ville avant de trouver sa place à l’avant du club de la Planchette en 1985.

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Cette œuvre est un prêt, elle a été exposée au Petit Palais avant de rejoindre nos jolis jardins.

Ces deux statues sont une belle introduction à une agréable ballade dans le plaisant parc de la Planchette. Si la météo est capricieuse, vous pourrez toujours vous mettre à couvert sous le séduisant abri qui se trouve à l’avant du parc.

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Quand la verdure mène à la culture

Avec les beaux jours, les Levalloisiens viennent se détendre dans l’écrin de verdure qu’est le parc de la Planchette. Ce havre de paix est agrémenté de statues et monuments.

Nous allons vous raconter l’histoire des statues et monuments érigés dans son enceinte, à l’exception de celles devant le Club de la Planchette.

Tout d’abord un peu d’histoire.

Le 30 juin 1924, la Ville de Levallois achète 49 932 m² de terrains de l’ancien domaine de la Planchette à une  société civile immobilière.

La municipalité souhaite aménager un parc en centre-ville car la commune est alors totalement dépourvue d’étendues aérés et verdoyantes.

Des illustrations de l’histoire de Levallois.

Après l’acquisition des terrains du domaine de la Planchette et le souhait de le transformer en jardin public, la question de sa décoration s’est posée. Au sein du parc, il est possible de voir des statues et monuments qui sont directement liés à l’histoire de la Ville et des Levalloisiens.

Le buste de Louis Rouquier

Entre l’entrée de la rue Maryse Hilsz et celle du parc de jeux pour enfants, adossé à un bouquet d’arbustes, nous découvrons le buste de Louis Rouquier. Cette réalisation vient honorer sa mémoire.  Louis Rouquier  est Maire de Levallois de 1919 à 1939. Il est aussi conseiller général,  puis député jusqu’en 1932. Il décède au cours de son quatrième mandat, le 23 novembre 1939.

Un mois après son décès, le Conseil municipal délibère pour donner son nom à une rue mais aussi au parc de la Planchette, car il est considéré comme l’une des plus belles réalisations urbaines de ses mandats. Ce parc porte son nom jusqu’en 1992, car malgré cette délibération de 1939, les Levalloisiens ont toujours dénommé ce lieu « Parc de la Planchette », et non « Parc Louis Rouquier ».

Louis_Rouquier0001.jpgCe buste en bronze  est l’œuvre du sculpteur Perrotte. Il est installé sur un socle dans le parc en 1954. Dans la nuit du 24 au 25 avril 1954, ce buste est volé. Il sera retrouvé quelques jours plus tard, abandonné sur un trottoir de Levallois.

 

 

Monument en hommage à Maryse Hilsz

Au centre du parc, à la croisée de quatre allées, se trouve un monument qui représente une aile d’oiseau, pointée droit vers le ciel. Il repose sur un socle où est tracé le profil de Maryse Hilsz. Ce monument est l’œuvre du sculpteur Henri Lagriffoul, Premier grand prix de Rome en 1932. Il est inauguré le dimanche 1er mars 1959 avec Le Maire Charles Deutschmann, et entre autres, le président de l’Aéro-Club de France. Dès sa conception, son emplacement est prévu. Il est destiné à perpétrer le souvenir de Maryse Hilsz, née et inhumée à Levallois.

Monument du capitaine Braün et du maréchal des logis Martin

Ce monument  représente un coq en pied, chantant et ailes ouvertes. Initialement ce monument est composé d’un tertre, d’une colonnade de 6 mètres de hauteur et d’un coq en bronze.  Il est réalisé en 1907 et rend hommage au Capitaine Braun et au Maréchal des logis Martin, tous deux levalloisiens. Ils sont  membres de la mission qui rencontre  les troupes du « Sultan Noir » Rabah, près du lac Tchad. La quasi-totalité des troupes françaises est anéantie lors des combats du 17 juillet 1899.

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Il est d’abord installé place Cormeille (place Anatole France), puis place Chaptal.  Depuis 1984, il fait face à l’arrière du Club de la Planchette.

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Bacchante

La Ville de Levallois dispose en prêt d’une œuvre du sculpteur Amélie Colombier nommée « Bacchante ». Cette statue en marbre blanc représente une femme, drapée en pied, dansant avec une guirlande de vigne et piétinant une tête de lion. Dans la mythologie, les bacchantes (nouvelle fenêtre) sont les prêtresses ou femmes qui célébraient les mystères de Dionysos, dieu de la vigne, du vin et de ses excès.

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Cette sculpture est exposée au salon des Beaux-Arts de Paris en 1906, puis inaugurée dans le parc le 14 novembre 1926. Cette œuvre n’a pas de lien direct avec l’histoire de Levallois.

 Buste de Cécile  Vannier

Le 22 février 2009, un groupe de jeunes Levalloisiens en vacances organisées par la Municipalité au Caire est frappé par un attentat. La jeune lycéenne Cécile Vannier, 17 ans, décède. De nombreux jeunes sont blessés.

En 2011, un buste à son effigie est inauguré afin de perpétrer sa mémoire.
Chaque année, la grande famille levalloisienne se retrouve à cet emplacement pour un hommage solennel.

Hommage ˆ CŽcile Vannier