La rentrée des classes … autrefois

En ce début de mois de septembre, l’effervescence autour des écoles est palpable. C’est la rentrée des Classes !

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Ce moment peut selon les enfants être attendu ou redouté.

Mais comment c’était avant ? Retour vers le passé.

La rentrée fin XIXe – début XXe siècle

Tout d’abord, la période de rentrée avait lieu début octobre, généralement vers le 1er. La raison est que les enfants pouvaient participer aux travaux des champs. Puis progressivement, la rentrée s’est faite de plus en plus tôt.

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Par ailleurs, les écoles n’étaient pas mixtes. C’est-à-dire que les garçons et les filles étaient séparés aussi bien dans les classes que dans les cours de récréation.

Autre particularité, les écoliers étaient vêtus d’une blouse noire ou grise.

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Ecole communale Ferdinand Buisson – 1Fi1751

 

Bonne rentrée !

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Un peu d’histoire au détour d’une promenade

Un peu d’histoire

L’actuel bâtiment qui accueille le club de la Planchette était une des dépendances du château éponyme. Il endossera diverses fonctions.

Le club de la Planchette

En 1846, cet édifice est transformé en usine de produits chimiques, c’est dans ces murs historiques qu’est découverte (par Pierre Joseph Pelletier) puis fabriquée la quinine, célèbre antipaludique.

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De 1925 à 1947, les Levalloisiens peuvent visiter, gratuitement, le musée d’histoire naturelle où les enfants sont régulièrement conduits par leurs instituteurs. Ce musée est la création de jeunes Levalloisiens qui avaient formé, en 1884, l’association des naturalistes de Levallois.

Il renferme des échantillons mondialement connus de tous les règnes de la nature (animal, végétal et minéral), et une bibliothèque scientifique.

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Au premier plan, devant le musée, trône « la fiancée du lion », disparue et probablement fondue pendant la Seconde Guerre mondiale

Avant sa fermeture en 1947, le musée est classé parmi les plus importants musées régionaux d’histoire naturelle. La collection est transférée au musée d’Amiens.

En 1947, la municipalité décide de dédier ce bâtiment à la création d’une crèche. Ce projet n’aboutit pas, et finalement « le petit château de la Planchette » accueille le foyer des anciens. Il reçoit tout « vieux travailleur », pour un repas, un moment de convivialité, une séance de pédicure, une aide vestimentaire, une douche…

En 1980, des travaux de restauration sont lancés, et le club de la Planchette que nous connaissons actuellement est inauguré en 1984.

Lorsque l’on entre dans le parc de la Planchette par la rue du Président Wilson, à l’angle de la rue Paul Vaillant Couturier, on se trouve face au club de la Planchette. De part et d’autre de ce bâtiment, trônent deux statues.

La statue de Louise Michel

Sur la pelouse de gauche, se tient Louise Michel (nouvelle fenêtre), accompagnée d’une petite fille et d’un chat. Cette statue en bronze représente l’institutrice, célèbre de par ses convictions politiques. Révolutionnaire anarchique, elle milite dans l’opposition républicaine et participe activement à la Commune de Paris (nouvelle fenêtre). Cette statue édifiée en mémoire de Louise Michel, inhumée à Levallois, est l’œuvre du sculpteur Émile Derré. Elle est inaugurée dans les jardins de l’hôtel de Ville en 1920, et trouve sa place actuelle en 1998.

La statue de Louise Michel est la seule de Levallois à avoir échappé « aux vendanges de bronze » (réquisition pour refonte des statues pendant la Seconde Guerre mondiale).

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La maternité

« La maternité », baptisée « la tendresse » par son créateur M.Boucher, est une statue en terre cuite qui fait face à celle de Louise Michel.

Cette œuvre a, elle aussi, transité par les jardins de l’hôtel de Ville avant de trouver sa place à l’avant du club de la Planchette en 1985.

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Cette œuvre est un prêt, elle a été exposée au Petit Palais avant de rejoindre nos jolis jardins.

Ces deux statues sont une belle introduction à une agréable ballade dans le plaisant parc de la Planchette. Si la météo est capricieuse, vous pourrez toujours vous mettre à couvert sous le séduisant abri qui se trouve à l’avant du parc.

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Quand la verdure mène à la culture

Avec les beaux jours, les Levalloisiens viennent se détendre dans l’écrin de verdure qu’est le parc de la Planchette. Ce havre de paix est agrémenté de statues et monuments.

Nous allons vous raconter l’histoire des statues et monuments érigés dans son enceinte, à l’exception de celles devant le Club de la Planchette.

Tout d’abord un peu d’histoire.

Le 30 juin 1924, la Ville de Levallois achète 49 932 m² de terrains de l’ancien domaine de la Planchette à une  société civile immobilière.

La municipalité souhaite aménager un parc en centre-ville car la commune est alors totalement dépourvue d’étendues aérés et verdoyantes.

Des illustrations de l’histoire de Levallois.

Après l’acquisition des terrains du domaine de la Planchette et le souhait de le transformer en jardin public, la question de sa décoration s’est posée. Au sein du parc, il est possible de voir des statues et monuments qui sont directement liés à l’histoire de la Ville et des Levalloisiens.

Le buste de Louis Rouquier

Entre l’entrée de la rue Maryse Hilsz et celle du parc de jeux pour enfants, adossé à un bouquet d’arbustes, nous découvrons le buste de Louis Rouquier. Cette réalisation vient honorer sa mémoire.  Louis Rouquier  est Maire de Levallois de 1919 à 1939. Il est aussi conseiller général,  puis député jusqu’en 1932. Il décède au cours de son quatrième mandat, le 23 novembre 1939.

Un mois après son décès, le Conseil municipal délibère pour donner son nom à une rue mais aussi au parc de la Planchette, car il est considéré comme l’une des plus belles réalisations urbaines de ses mandats. Ce parc porte son nom jusqu’en 1992, car malgré cette délibération de 1939, les Levalloisiens ont toujours dénommé ce lieu « Parc de la Planchette », et non « Parc Louis Rouquier ».

Louis_Rouquier0001.jpgCe buste en bronze  est l’œuvre du sculpteur Perrotte. Il est installé sur un socle dans le parc en 1954. Dans la nuit du 24 au 25 avril 1954, ce buste est volé. Il sera retrouvé quelques jours plus tard, abandonné sur un trottoir de Levallois.

 

 

Monument en hommage à Maryse Hilsz

Au centre du parc, à la croisée de quatre allées, se trouve un monument qui représente une aile d’oiseau, pointée droit vers le ciel. Il repose sur un socle où est tracé le profil de Maryse Hilsz. Ce monument est l’œuvre du sculpteur Henri Lagriffoul, Premier grand prix de Rome en 1932. Il est inauguré le dimanche 1er mars 1959 avec Le Maire Charles Deutschmann, et entre autres, le président de l’Aéro-Club de France. Dès sa conception, son emplacement est prévu. Il est destiné à perpétrer le souvenir de Maryse Hilsz, née et inhumée à Levallois.

Monument du capitaine Braün et du maréchal des logis Martin

Ce monument  représente un coq en pied, chantant et ailes ouvertes. Initialement ce monument est composé d’un tertre, d’une colonnade de 6 mètres de hauteur et d’un coq en bronze.  Il est réalisé en 1907 et rend hommage au Capitaine Braun et au Maréchal des logis Martin, tous deux levalloisiens. Ils sont  membres de la mission qui rencontre  les troupes du « Sultan Noir » Rabah, près du lac Tchad. La quasi-totalité des troupes françaises est anéantie lors des combats du 17 juillet 1899.

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Il est d’abord installé place Cormeille (place Anatole France), puis place Chaptal.  Depuis 1984, il fait face à l’arrière du Club de la Planchette.

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Bacchante

La Ville de Levallois dispose en prêt d’une œuvre du sculpteur Amélie Colombier nommée « Bacchante ». Cette statue en marbre blanc représente une femme, drapée en pied, dansant avec une guirlande de vigne et piétinant une tête de lion. Dans la mythologie, les bacchantes (nouvelle fenêtre) sont les prêtresses ou femmes qui célébraient les mystères de Dionysos, dieu de la vigne, du vin et de ses excès.

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Cette sculpture est exposée au salon des Beaux-Arts de Paris en 1906, puis inaugurée dans le parc le 14 novembre 1926. Cette œuvre n’a pas de lien direct avec l’histoire de Levallois.

 Buste de Cécile  Vannier

Le 22 février 2009, un groupe de jeunes Levalloisiens en vacances organisées par la Municipalité au Caire est frappé par un attentat. La jeune lycéenne Cécile Vannier, 17 ans, décède. De nombreux jeunes sont blessés.

En 2011, un buste à son effigie est inauguré afin de perpétrer sa mémoire.
Chaque année, la grande famille levalloisienne se retrouve à cet emplacement pour un hommage solennel.

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Des armoiries pour Levallois

En 1942, Levallois ne disposait pas d’armoiries… Retour sur une histoire chargée de symboles !

Le 18 septembre  1942, le Maire, Jules BLED, signe la première commande « d’exécution de travaux d’armoiries », confiée à Robert LOUIS, et agrémente dans sa demande, la première version du blason d’ornements extérieurs. C’est ainsi que l’écu de Levallois est « timbré » puisqu’il est « sommé » d’une couronne. Cette couronne murale à trois tours indique que la ville est le chef-lieu de canton. L’extérieur du blason est décoré de palmes, soutien qui fait ressortir l’écu sur le fond uniforme du papier à en-tête et qui est plus facile à dessiner et à graver que les feuilles de chênes, d’oliviers, de laurier, de vignes ou de cerisiers.

Selon Robert LOUIS, dans un article sur l’historique des blasons des chefs-lieux de canton :

 Le blason de Levallois concrétise par les abeilles le travail de cette laborieuse cité et les deux industries qui sont à l’origine de la prospérité de Levallois sont rappelées par le brûle-parfum et la roue d’engrenage.

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Les armoiries de Levallois

Mais pour autant, les Archives de la Ville conservent d’autres projets avortés de blasons.

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Un projet non daté ressemble étrangement aux armoiries de la Ville de Paris. Même si certains meubles (terme héraldique pour désigner des sujets) sont identiques aux futures armoiries puisqu’il représente les abeilles, les symboles du travail et de l’industrie,  le blason s’orne également d’un bateau, d’un casque ailé, d’une couronne murale à quatre tours, d’un soleil…

Un autre projet, daté de janvier 1905, présente des armoiries élaborées par Honorace Thivet pour être proposées à la municipalité. Ces armes sont  :

D’azur portant en cœur un carrosse d’or et en queue un  maillet d’argent emmanché d’or, accompagné de deux pichets d’argent placés à dextre et à sénestre ; au chef d’argent portant trois maisons de gueules, placées en bande ; un faisceau  de licteur surmonté du bonnet phrygien passe derrière l’écu auquel il est lié par les ornements qui l’accompagne apparait en chef et en queue.

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Projet d’armoiries de 1905

Le maillet d’or est l’emblème de la corporation des menuisiers-ébénistes. Nicolas Levallois a exercé cette profession au début de sa vie.

Les deux pichets d’argent rappellent la guinguette installée 85 rue Gide (rue Paul Vaillant-Couturier), par Nicolas Levallois. C’est en choquant les verres, que beaucoup d’affaires de terrains se sont négociées et que se sont écoulés les billets de loterie à 0.25 francs, donnant droit à un lopin de terre.

Le carrosse d’or symbolise l’industrie de l’automobile devenue si prospère en cette cité.

Les trois maisons de gueules placées en bande rappellent en une figure symbolique l’origine du village de Levallois.

L’emploi du faisceau de licteur surmonté de son bonnet phrygien place cette ville de travail et de Paix sous l’égide de la Révolution française.

La municipalité ne donnera pas suite à ce projet, sans en faire connaitre les raisons.

Petit lexique:

  • Timbré : on appelle timbre tout ce qui surmonte un écusson
  • Sommé : surmonté
  • Dextre : droite
  • Sénestre : gauche
  • En chef : en haut
  • En queue : en bas
  • En cœur : au centre
  • Faisceau de licteur : symbole de la République Française

faisceau de licteur3.PNGÀ la chute de la Monarchie, le faisceau de licteur devient un des symboles de la République Française « Une et indivisible » (tel un faisceau). Il est repris sur le sceau de la Ière République puis sur celui de la IIe République, il est toujours en usage aujourd’hui.

 

Qu’auriez-vous joué ?

À Levallois, on a pu assister à des événements insolites. Me croyez-vous si je vous dis qu’un cavalier y a affronté un cycliste lors d’un défi ahurissant ? Si je vous dis que certains ont raconté avoir vu Buffalo Bill à Levallois?  Et si je vous dis qu’il y a plus incongru encore… me croyez-vous également ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a eu un hippodrome à Levallois. En effet, en 1889, un important équipement voit le jour : le Trotting-club de Paris  aussi appelé l’hippodrome de Neuilly-Levallois.

Il se situait à Levallois, en bordure de Seine et à  proximité de Neuilly-sur-Seine, d’où son appellation.

Derrière cette construction, inaugurée le 22 juin 1889, se trouve la société du Trotting-Club de Paris, fondée en mars de cette même année. Les lieux sont à la hauteur de l’enjeu : rivaliser avec les plus fameux hippodromes d’Amériques, de Russie, d’Allemagne, d’Italie et d’Autriche.

L’exposition universelle de 1889 à Paris attire de célèbres compagnies de spectacles à venir se produire.

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Portrait de Buffalo Bill (W.F.Cody)

C’est le cas pour la Wild West Show dans laquelle se produisent Annie Oakley mais aussi le colonel William Frederick Cody (W. F. Cody)  plus connu sous le surnom de  Buffalo Bill. À cette époque, l’épopée de la conquête de l’Ouest est à la mode.

 

C’est un énorme succès pour les représentations de cette compagnie. Les spectacles se jouent à guichet fermé.

Leur campement est installé le long de la route de la Révolte entre Neuilly-sur-Seine et Paris.

Des années plus tard, un certain Samuel Franklin Cody dit S. F. Cody, lui aussi  showman, va jouer sur cette homonymie pour développer ses propres spectacles. Bien qu’il veille à ne pas utiliser le nom de Buffalo Bill, l’amalgame ne sera pas évité  dans la mémoire collective.

Un pari insolite

En 1893, un défi  rocambolesque est lancé sur les terrains de l’hippodrome Neuilly-Levallois. Durant 3 jours, un cavalier et un cycliste se livrent un duel à raison de 4 heures de course par jour. Le vainqueur  sera celui qui aura parcouru le plus grand nombre de kilomètres. L’enjeu de la course est une récompense  de 10.000 francs.

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Le cycliste n’est autre que le champion Carl Wilhem dit Charles Meyer. Ce Danois  nait en mars 1868 à Flensborg, et il est le vainqueur de la grande course Paris-Trouville.

Face à lui, se présente Samuel Franklin Cody, surnommé le roi des Cow-Boys du Wild West, le fameux acteur que certains ont pu prendre pour Buffalo Bill !

À une époque où les progrès techniques et technologiques sont tels, le défi semble invraisemblable. La presse de l’époque évoque cet état d’esprit en établissant le parallèle avec la lutte d’une locomotive contre un pigeon voyageur.

Au bout de trois jours, S. F.  Cody a parcouru la distance de 349 kilomètres et 375 mètres. Le kilométrage de Meyer est de 332Km et 500 mètres. Une différence de 16 km les sépare.

Le cycliste a perdu face au cheval. C’est la stupéfaction parmi la foule.

L’explication de cette défaite est relativement simple. Le cycliste pouvait changer de « machine » (mais pas de mollets), alors que le cavalier disposait de dix chevaux qu’il montait à son gré.

La foule complètement emballée, applaudit et pendant cinq minutes ce sont des bravos, des cris de « Vive Meyer ! »   Se mêlant à ceux de  « Hurrah Cody ! ».

Le champ de course est transféré à Colombes en 1901 et les terrains sont divisés en lots. En 1900, un certain Ernest Cognacq achète 8 hectares avec son épouse Marie-Louise Jay.

L’évocation de cet épisode est retranscrite dans le roman d’Erik Orsenna, L’exposition coloniale (nouvelle fenêtre)  publié en 1988.

Mais ce n’est pas tout !

Les archives municipales ont en leur possession une étonnante affiche. Elle annonce qu’à l’occasion d’une fête, se déroulera à Levallois une course de chevaux marins ! Il ne s’agit pas, comme on pourrait le supposer, d’une course d’hippocampes, mais bien d’une course de chevaux.

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Hélas, aucun renseignement ne permet de vous en dire plus, mais avec ce que l’on vient d’apprendre… rien n’est impossible !