De Caillebotte à Marie-Jeanne, de Levallois à Orsay…

Une modeste Levalloisienne a contribué à enrichir une des plus grandes collections de peinture impressionniste, celle du musée d’Orsay, à travers un legs exceptionnel. Il s’agit d’un don de 5 œuvres de Gustave Caillebotte.

Peintre impressionniste, mais pas que… Gustave Caillebotte

Né à Paris en 1848, Gustave Caillebotte est un peintre issu d’une famille aisée, et après avoir reçu un héritage conséquent, il n’a pas à se soucier de contraintes financière. Cette situation confortable lui permet une totale liberté dans ses choix picturaux. Admirateur des impressionnistes, il rejoint leur groupe et expose avec eux à partir de 1876 (date de la seconde exposition de ce groupe).

Il ne peint pas comme les autres artistes impressionnistes, à l’aide de petites touches de couleurs posées les unes à coté des autres, ou juxtaposées. Il a marqué l’histoire de la peinture en adoptant des points de vue nouveaux pour l’époque. Ses lignes sont nettes et précises, faisant presque penser à des photographies.

Pourquoi et comment des tableaux de G. Caillebotte ont orné les murs d’une Levalloisienne ?

Il était une fois… Un majordome nommé Jean Daurelle (un majordome est un domestique qui dirige les employés de maison). Jean est le majordome de G. Caillebotte, dans sa propriété de Yerres.

Les familles Caillebotte et Daurelle s’apprécient, au point que le peintre fait poser son majordome en tenue de bourgeois, et réalise deux portraits de Camille. C’est le fils de Jean qui grandit dans la maisonnée avec sa mère, également domestique.

Ainsi entouré, Camille  devient commis, puis agent de change et finalement fondé de pouvoir. Une belle progression sociale pour cette famille issue de la France rurale. Camille vient habiter à Levallois vers 1906 et y restera jusqu’à sa mort en 1930, au n° 63 de la rue Voltaire.

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Vue de l’Hôtel de ville depuis l’immeuble de Camille Daurelle

Si Camille est le fils de Jean, il est aussi le grand-père de Marie-Jeanne Daurelle ! Elle vivait avec son frère, disparu plusieurs années avant elle, tous les deux célibataires et sans enfants, dernière de sa lignée, les cinq tableaux de G.Caillebotte étaient en sa possession. Les œuvres sont restées dans la famille Daurelle de la fin du XIX ème siècle au début 2019.

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Le 16 octobre 2018, Marie-Jeanne s’est éteinte en laissant un testament dans lequel elle fait don des cinq œuvres du grand peintre qu’il avait offertes à son majordome ( 3 peintures et 2 pastels) au musée d’Orsay. Plusieurs fois approchée par des marchands, elle aurait pu les vendre tous, et très cher.

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