Repas de fêtes à Levallois au début du XXème siècle.

Au début du XXème siècle comme aujourd’hui, il fallait bien remplir, non pas son frigo, mais ses placards, ou « se faire un p’tit resto ». Le mois de décembre est connu pour être le mois des repas festifs. Je vous invite à un retour dans le Levallois gourmand du début XXe siècle pour déguster un repas préparé, soit par vos commerçants préférés, soit par vos restaurateurs. Depuis toujours l’alimentation a joué un grand rôle à Levallois. Sur un plan économique, la ville, de par sa situation géographique par rapport à Paris est un lieu où se concentrent les usines alimentaires, les entrepôts de comestibles, les magasins  et les marchés.

Préparez vos papilles !

Une petite aide pour « faire soi-même ».

Si l’on n’envisage pas de se rendre au restaurant, ou de faire appel à un traiteur (si ! c’était possible à cette époque), une seule solution : faire soi-même, et donc cela implique de faire des courses.

Allez au marché !

En ce début de XXe siècle, il existe deux marchés où s’approvisionner en denrées alimentaires sur la ville. Le premier se situe à la place de l’actuel marché place Henri Barbusse. Il présente déjà l’avantage d’être couvert, et est ouvert 3 matinées par semaine.

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Le second marché, consacré aussi aux produits de bouche (ainsi qu’au fourrage, ou nourriture pour les animaux), est installé place Châteaudun (l’actuelle Place Jean-Zay). Ces marchés se caractérisent par une abondance et une variété de produits provenant de l’ensemble de la France. Les marchés levalloisiens ont si bonne réputation pour la qualité des aliments que les habitants des communes voisines viennent s’y approvisionner.

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Et si vous n’y avez pas trouvé votre bonheur…

Allez aux magasins !

Si de nos jours, le commerce de proximité est très présent sur la ville, il en était de même avant la Première Guerre mondiale. À l’évocation d’anciens magasins de type épicerie, le nom de Félix Potin revient inlassablement dans la mémoire collective. Mais il faut rappeler un destin similaire à Monsieur Potin : celui de Julien Damoy. Ce dernier naît en 1844 dans le département de l’Eure. Assez tôt, il anticipe l’envol de la consommation et le développement des magasins de détails. Julien DAMOY fonde une société en 1884 à Paris, boulevard de Sébastopol. Il révolutionne les habitudes, comme son concurrent Félix Potin, en assurant l’emballage de produits sous sa propre marque, et en disposant de ses propres usines –entrepôts et magasins. Il commercialise tous types d’articles comme le chocolat, le  fromage, la confiture… Et surtout, il organise un réseau de succursales partout en France.

À Levallois, la marque dispose d’une importante usine d’où sortent annuellement plus de 150 000 boîtes de légumes et de fruits. Les entrepôts levalloisiens ravitaillent Paris et sa région et occupent 90 employés et ouvriers.AC92044_1Fi1488

La seule trace de cette époque encore présente est l’immeuble à l’angle de la rue Henri Barbusse et de la rue Trébois. En 1905, l’architecte L. Meunier et l’entrepreneur E.Lavaud y construisent un immeuble, mitoyen à celui des établissements d’ A. Petit qui est sur la rue Trébois. Le rez-de-chaussée de ces deux immeubles abrite l’épicerie Damoy. En effet, il rachète les établissements A. Petit créés en 1887. L’intérêt architectural de ce bâtiment réside dans l’ornement de sculptures, guirlandes et chutes de fruits et fleurs. Les mosaïques indiquent la nature de produits vendus comme les vins fins, fruits, gibier … L’enseigne Julien Damoy ira jusqu’à implanter un pavillon à son nom à l’exposition coloniale internationale de Paris en 1931. Cette marque disparaît vers les années 1970.

Et si finalement, vous avez envie de vous faire servir…

Allez au restaurant ou faites appel à un traiteur !

Là encore, la ville disposait d’un grand nombre de cafés et restaurants. En 1904, selon l’annuaire, ils sont plus de 35. Certains ont une grande réputation auprès des Parisiens, notamment ceux situés sur l’Ile de la Grande Jatte, comme le Petit Poucet (qui existe toujours), le Moulin rouge ou l’Artilleur. Le cadre est idyllique pour le repas dominical en bordure de Seine.

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Par ailleurs, il existe l’un des tous premiers restaurants créé sur Levallois en 1862 (rappelons que Levallois n’existe que depuis 1867).  Il s’agit du « restaurant de Courcelles » situé au numéro 41 de la rue éponyme (actuelle rue du Président-Wilson).

restaurant Jehlen bisIl est fondé par A. Jehlen. Ce restaurant est dans la lignée des bistrots parisiens et offre une cuisine raffinée dite « bourgeoise » avec une cave recommandée.

Les affaires tournent si bien qu’un second restaurant est ouvert en 1908 rue de Gravel (rue Aristide-Briand). L’établissement présente l’avantage de disposer d’une salle de billard mais aussi d’une vaste salle pouvant accueillir  300 personnes pour organiser des noces et banquets. Ce restaurant devient le haut lieu de la vie levalloisienne avec la succession de banquets annuels et bals organisés tout au long de l’année.

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Mais il existait bien d’autres restaurants avec des spécialités selon l’origine géographique du restaurateur.

Pas envie de sortir ? Achetez vos petits fours à la Société Parisienne des Biscuits Millez, ou faites vous livrer à domicile. Christinet, situé à Paris place Pereire livre à domicile, et dans tout Levallois !

Pour les fêtes de fin d’année, au début du XX ème siècle, vous aviez l’embarras du choix !

 Article écrit avec les recherches de Xavier Theret

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